Jeudi 29 mai 2008
 Hi everyone,


Ca y est, l'aventure australienne touche à sa fin.
Nous quittons la maison samedi, direction la Nouvelle-Calédonie, à 2h de vol de Brisbane, pour voir famille et amis. Nous nous envolerons enuite pour Darwin, au nord de l'Australie et roulerons 3350 km vers Adélaïde, au sud, en camping-car! Au programme, visite du fameux Kakadu National Park et sa faune et vie sauvage, les gorges de Katherine, le désert, Alice Spring, au centre, non loin d'Uluru (Ayers Rock) et enfin Coober Pedy, ses mines et sa vie troglodyte. Après un dernier au-revoir à Adélaïde et quelque 48h à Brsibane, nous ferons escale à Singapour une journée et arriverons à Paris le 21 juin, fête de le musique et serons à Toulouse aux alentours du 27. Nos télephones français se font une joie de reprendre du service! D'ici là, il sera moins facile de nous joindre. Vous pouvez cependant envoyer des e-mails qui seront lus au gré des cyber-cafés sur notre chemin. Un ultime article pour vous faire partager ce formidable et dernier périple à l'autre bout du monde sera mis en ligne sur le blog fin juin/début juillet.

En attendant la grande joie de vous retrouver tous, prenez soin de vous !

Australiennement Vôtre,

Chris & Jan


Par chris&jan
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Dimanche 18 mai 2008

Hello again!

Nos anges gardiens se sont bien penchés sur nous, à Roissy au mois d’août dernier, lorsqu’ils nous ont fait rencontrer Peter et Vonnie qui rentraient en Australie après un séjour en France et en Belgique.
Depuis, ils nous ont accueillis mille et mille fois, toujours avec autant de gentillesse et d’à propos et il est clair que le séjour ici a été grandement facilité par leur présence discrète et leur appui constant.



 - Camping avec les kangourous, ça vous dit ?! Vonnie, toujours enthousiaste, prend la direction des opérations. On finit par caler une date pratique et vendredi dernier nous voilà partis pour Stanthorpe, dans le National Park de Girraween. Météo parfaite, soleil doux et nuit étoilée, ça c'est de l'organisation!!

.

Euh… pour les initiés de ma famille, ce départ en camping n’est pas exactement ce que nous avons connu pendant nos années de scoutisme. Le break est plein et la remorque derrière aussi. Disons que nous prenons à 4 ce que nous emportions pour une troupe de 30!
Mais quelle rigolade, quel plaisir que de monter en fin de journée après 3 heures de route, des tentes modernes aussi pratiques qu’étanches, des matelas aussi doux que secs, garnis de duvets aussi chauds que légers!





 
Et on prépare le repas. Festival de bouteilles de gaz, de lampadaires, cuisinière, de petits plats dans les grands, barbecue australien (une religion ici)


et même - allez je ne résiste pas- un feu de bois qui va nous rougir le visage de plaisir et de chaleur toute la soirée.

 



Les kangourous, pour notre plus grand plaisir, ne sont pas farouches sans être envahissants et viennent tenter leur chance près des tentes ou à notre table!






Les Laughing Kookaburras, eux, sont ébouriffés, audacieux et efficaces :



L’un d’eux d’un vol précis et bien calibré, plonge sur Vonnie,














lui pique presque à la bouche, sa tartine amoureusement grillée et s’envole un peu plus loin immédiatement attaqué par un magpie qui lui pique son butin et le passe à … Albaladejo qui marque entre les poteaux !


 

















 Le sommeil vient très vite, aidé par la descente de quelques verres de Shiraz, et autre Pinot Noir, quand ce n’est pas du Merlot avec des kangourous…
Blanc sur Rouge, rien ne bouge.
Dormez braves gens !


Les petits bonds de nos hôtes les kangourous s'entendent dans la nuit autour des tentes, inoubliable...


 

Le lendemain, soleil léger, ciel bleu, escalade des « pyramides » résurgence granitique, où l’érosion a fait son œuvre et permet de bien belles vues










Rencontres au sommet avec des criquets et des centaines de chenilles processionnaires (attention pour poser les mains)



 


















Repas, vins, repos, balades, jeux de cartes, lecture, observation des animaux : ce n'est pas tous les jours que les kangourous s'offrent ainsi et nous ne nous en lassons pas! 



















 Qu'il est bon de prendre le temps de vivre. Vonnie est chef-infirmière dans un service d’enfants à l’hôpital de Brisbane, Peter est architecte dans un cabinet qui travaille à 300%, les vols de nuit ... ça use tout ça.


Dimanche, nous décidons de prendre le chemin des écoliers et a
u détour d'un virage,  surprise,  nous avisons un panneau "chez Jean-Claude" ! Nous ralentissons pendant quelques kilomètres pour chercher ce nid de grenouilles que nous finissons par trouver sur une petite corniche surplombant un paysage vallonné splendide. Le gars a tout compris : il a un ULM dans son jardin et s’en sert autant qu’il le peut!

L’intérieur est raffiné avec une dominante provençale ; les affiches au mur, ainsi que les cartes postales « d’époque » sont parfaitement évocatrices de notre pays ; des petits drapeaux du Canada et St Pierre et Miquelon élargissent les frontières.

 

Pour mes frangins et notre ami Philippe de Toulouse, devinez un peu ce que représente l’affiche qui est au dessus de notre table ? Je vous le donne en mille, Emile : la fête du cochon à Bagnac-sur-Célé (Lot)

Les escargots ont le goût d’escargot et notre ami Peter fait un effort visible pour tenter l'aventure! Les petits plats sont délicieux, Jean-Claude et sa femme charmants. Quel voyage instantané en France, nous sommes tous sous le charme!

 


Avant de rentrer à Brisbane, Peter et Vonnie nous emmènent au couchant du soleil à Byron Bay, le point le plus à l’Est du continent australien, son phare et ses plages bien connus.

 


Quel week-end ...  Thank you so much dear Vonnie, dear Peter !

Cheers,
Jan et Chris

 

 

 

Par chris&jan
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Samedi 17 mai 2008

 


Hello every one!

Il n’était pas question de ne pas aller sur ce lieu mythique, star des cartes postales : The Great  Barrier Reef


Arrivés à Cairns en avion puis à bord de notre rigolote petite voiture jaune de location, nous voilà partis vers le nord, destination prévue : Cape Tribulation, non loin de là où Cook a abordé ce nouveau continent.

A gauche la forêt tropicale, la « Rainforest »  et à droite l’océan, la fameuse « Coral Sea ».



Nous passons la Daintree River sur un bac,

tout est prévu pour nous éviter de nourrir les crocodiles avec une jambe ou un bras, les panneaux sont nombreux et très sérieux. Ici, on ne plaisante pas avec la vie naturelle : pas question d’intoxiquer les crocos avec de la viande européenne avariée. 



 La plage typique des Robinsons sur laquelle nous arrivons est idyllique, avec des palétuviers de la mangrove, des noix de cocos, des rivières qui se jettent là, avec le risque de voir surgir les fameux crocos.

Petit bungalow bien sympa sous les arbres, énorme varan (monitor) qui vient nous renifler à table,

 araignées bien stables au milieu de leur toile,

tout est là pour nous faire oublier la ville et ses turpitudes.


 Sur la plage, le lendemain, nous embarquons sur un bateau pneumatique de 20 places et mettons le cap sur la barrière  à 30 minutes de là.


Nous voilà déguisés (mais non, je ne suis pas ridicule …) en plongeurs avec masque et tuba et plouf dans l’eau pour aller s’extasier sur les coraux, les poissons, la tortue de service, le petit requin qui passe… le masque m’écrase le front, et je me prends à voir, à cause de tous ces poissons, un petit pot de rouille, une bouteille de rosé, une salade de tomate au basilic et quelques cigales dans les oreilles.




N’empêche  que c’est beau et assez bien présenté par notre guide qui est passionné par son boulot, et qui donne envie d’y retourner.
Il fait un temps de rêve et ça ressemble à des vacances. Bon, c’est pas comme si on était en Australie pour le boulot …

 La côte s’approche, notre pilote nous montre un peu les possibilités de son bateau et c’est assez rigolo, tout le monde est heureux.




Longue promenade sur la plage, dessins intrigants...


 
 














C'est en fait l'oeuvre de petits crabes qui expulsent le sable du trou qu'ils creusent pour se cacher



Pas un chat ou presque, rien à voir avec l'activité intense de Port Douglas ou de Cairns, il y en a pour tous les goûts.

 




















C’est avec un petit pincement au cœur que nous quittons ce havre de paix le lendemain. 



Cela dit, en redescendant vers Cairns, nous allons naviguer la Daintree River,  histoire d’aller voir ces "vauriens de sauriens"... heu, c'est juste pour la rime. Les photos parlent d’elles même : restons loin et nous resterons amis!




Notre guide, à bord de son tout petit bateau électrique,



















est intarissable sur son pays et les crocos et nous fait passer un super moment.

 

Deux heures plus tard, nous voici au bord des Mossman Gorges, où je plonge avec délice


dans de l’eau bleu-vert, même pas vraiment froide, avec des rochers de granit chauds et sans crocos ;-)



et un bruit de cascade qui me renvoie 40 ans en arrière lorsque je plongeais avec entrain dans le Gardon de Mialet. Là, encore une fois, que du bonheur!

 


Petite escale à Port Douglas,




et le soir enfin, nous sommes à Cairns,


dans un hôtel investi par les touristes japonais, où la cuisine (japonaise, mais vous l’aviez deviné) est excellente, servie par des …Japonais, mais pas que.


Le lendemain, avant d’aller prendre notre avion retour, nous nous baladons sur le port, où les hydravions  font de jolies ridules  avant de décoller


 où tout est dédié au tourisme et aux vacances



y compris une superbe piscine-plage de plein air, gratuite comme tout le reste, en plein  cœur de ville et de port.


 Je n’ai jamais été adepte des stations balnéaires et autres parcs à touristes, mais une chose est vraie en Australie et mérite d’être soulignée fortement, ici contrairement à bien d'autres endroits, le touriste, le vacancier, n’est pas considéré comme un « couillon  » dont il faut tirer profit au plus vite en lui en donnant le minimum. Les Australiens sont vraiment accueillants et leur comportement très souvent sincère. Les services peuvent être tarifés, mais sans arnaque ni surprise, et le tout avec des toilettes omniprésentes, toujours praticables et gratuites!

C’était mon coup de chapeau à la gentillesse et l'organisation australienne.

A très bientôt pour d'autres aventures,

Cheers,
Jan & Chris







Par chris&jan
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Mardi 29 avril 2008

G'day all, how are you?

Avril a fait place à l'automne et aux balades citadines en compagnie de nos amis Peter et Vonnie à Sydney, et Andrew à Melbourne. Deux week-end animés, riches en découvertes, en sensations et en fou-rire, que du bonheur! Comme souvent, Jan est à la plume et moi aux photos. Bonne lecture !


Cheers,
Chris

 

  



 
 Sydney et Melbourne se tirent la bourre, comme ailleurs Barcelone et Madrid, pour être la plus « ceci », la plus « cela ». Les habitants de chacune de ces deux splendides villes étant convaincus que leur ville est la meilleure ;-)


 

   















 
Sydney
                                                                                                            Melbourne

 Munis de leurs appareils photos, de leur carnet et de leur stylo, nos enquêteurs se sont rendus sur place  pour en savoir plus car ce n’est pas le tout d’y poser les roues furtivement toutes les nuits, encore faut il approfondir et sentir pour de vrai ce que ces deux villes ont dans le ventre.

 

 Sydney ! Son opéra mythique,


sa baie splendide et ô combien animée, ses rues qui tortillent presque, ses parcs dans la ville, ses multiples ports, ses plages, son quartier des « Rocks » et ses nombreux restaurants, son pont assez impressionnant, beaucoup plus grand quand on est en bas, en train de traverser à pied, que vu de loin (sans blague),


  ses mélanges architecturaux.

  


En train, en tram, en bus, en monorail, en taxi, en ferry, en taxi-boat, on peut aller partout et la mer, l’eau sont toujours présentes. Ici, les bateaux servent à naviguer et personne n’hésite à s’en servir. Nous étions sur un ferry qui traversait la baie, au milieu d’une foultitude d’embarcations : un escorteur de la marine manœuvrant pour entrer sur l’anse dédiée aux militaires, des centaines, je dis bien des centaines, de voiliers concourant dans différentes régates, grands coursiers classe America’s Cup, comme mini dériveurs, gros catamarans comme planches à voile, le tout encadré par les rugissements des énormes hors-bord qui font des cabrioles avec touristes effarouchés à bord. Il y a même au milieu de tout ça, des kayaks qui transitent tranquillement. Tout le monde manœuvre et respecte tout le monde, à la voile comme au moteur. 

 

 

Ici, la mer est dans la ville et les plages sont splendide et les surfeurs s’en donnent à cœur joie! Peter et Vonnie nous font découvrir celles de Coogee et Bondi à environ 1/2h de bus (qui passe de plus par des quartiers sympas) du coeur de ville  Les hydravions bourdonnent au-dessus de nos têtes (et sur l'eau), les liners survolent la baie avant de virer en finale sur Mascot, le terrain d'aviation international, bref je comprends que Christine soit emballée par cette ville si prenante.

 



  La visite de l’Opéra est captivante, sa construction a été un grand moment de persévérance et de défi pour tout le monde, politiques, financiers, ouvriers, ingénieurs et surtout pour l’architecte qui a bien failli y laisser sa réputation. Le guide est très imprégné de sa mission et de son savoir qu’il distille avec talent et gourmandise. Ici, l’Opéra est dans la ville et dans les cœurs (4,5 millions entrées par an et Sydney compte 4,2 millions d'habitants...). Quant aux chœurs, nous aurions bien aimé les entendre, mais ce sera pour une autre fois. Certes le plafond n’est pas de Chagall, mais l’acoustique a l’air au point et les programmes alléchants (théâtre, opéra, concert rock ...)

 

  


Sydney, sa vie trépidente, ses galeries de peinture, ses restaurants, ses délicieux boui-bouis asiatiques, sa mer, son soleil. Mmmmmmhhhh ! Que du bonheur.

 

Oui, mais à 700 km en ligne droite, il y a Melbourne, beaucoup plus au sud, donc au climat bien plus tempéré. De la bruine et du vent, mais aussi, et nous avons été gâté, du soleil et du soleil…

Un grand rectangle de rues alignées au cordeau, comme presque toutes les villes du continent, que nous visitons à pied et en tramway.




Mais surtout, nous retrouvons notre cher Andrew (ami de longue date et faisant pour ainsi dire parti de la famille de Christine), toujours aussi radieux, gentil et aux éclats de rire très communicatifs!  il est -à 26 ans- le journaliste-producteur  tous les WE de l’édition du journal TV du soir sur une chaîne nationale et nous a invité à assister à tout le journal en coulisse et en régie, un régal. Merci encore Andrew, c'était particulièrement intéressant! Et quel plaisir de passer du temps ensemble...


Une fois le boulot terminé, 

 nous voilà partis pour « la ville des restaurants ». Là, je dois dire que notre équipe de reporters n'a pas été déçue,  par le restaurant et l'ambiance du samedi soir et encore moins par la fin de soirée dans un excellent bar à vin... Melbourne est à la hauteur de sa réputation!



Le lendemain, il faut bien aller visiter le pays, la côte, tout ça quoi !

Le reporter-chauffeur se met en place droite du véhicule mototracté à combustion interne et hop, cap au sud-ouest vers la côte des 12 apôtres. C’est beau, c’est long, ça tourne ça, n’en finit plus, le jour avance. Au détour d’un virage, un panneau : « Scenic flights 12 Apostles »

On renifle une vague cabane, avec un Cessna 206 garé à coté, on se gratte le menton, quand arrive vers nous un gars qui, fort habilement, va du coté de la journaliste, pour nous proposer un vol en compagnie de deux autres touristes, avec réduc à la clé quand il apprend que l’un de nous deux est pilote.

Ma foi, why not pourquoi pas et tout ce genre de  choses ?

L’avion a un intérieur plutôt délabré, voire repoussant, datant d’avant la guerre (mais laquelle ?) en revanche le moteur tourne comme une horloge et ses cylindres chantent comme la messe de Guillaume de Machaut (c’est dire si c’est beau). Le gars ne ménage pas son temps et la balade de 45 mn nous emmène sur la côte que nous visions, au dessus de fantastiques rochers découpés comme des morceaux de puzzle, des parts de fromage, jaune, ocre, vert, le soleil se mettant au service de  notre photographe.


Tout simplement splendide. Et reposant, car elle n’en finissait pas cette route tortueuse mais néanmoins sympathique.

 

 

Au troisième jour de ce séjour à Melbourne, cerise sur le gâteau, visite des galeries de peinture, et repas au bord de la Yarra River, sur South Bank. Le restaurant, ensoleillé est comme son nom ne l’indique pas, calme et tranquille (son nom ? Vite Bistro, Bistro venant du russe qui veut dire Vite… tout le monde suit ?) C’est bon, c’est délicat, c’est fin et le pain a même le goût de pain.




Puis nous passons la fin de l’après midi en haut d’une des « tours de Montparnasse » locales à contempler cette région magnifique, avec sa grande baie presque fermée, son port actif, sa circulation intense et son activité …active et très commerçante.

 

 



Sydney ? Melbourne ?  C’est le choix de Sophie, impossible de trancher! Nous les aimons toutes les deux. 
A vous les studios.

Jan


Par chris&jan
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Jeudi 17 avril 2008

Hi there,
Vous venez voler avec nous?!


A 40 km au sud d’Adélaïde, où nous passons  beaucoup de week-ends, le petit terrain d’Aldinga étend son herbe cramée au milieu de la Mac Laren Vallée célèbre pour ses vins.

 

 
 



Le terrain est géré par l’un des exploitants, le Adélaïde Biplanes club, qui n’est pas un aéroclub mais une société de pilotage et de location d’avions. Martyn et sa femme ont créé de toute pièce un endroit fabuleux, fait de bois, de cuir, de gâteau aux pommes qui sent bon, de livres sur les étagères qui attirent le regard. Les fauteuils sont de vrais fauteuils de club anglais, la terrasse est accueillante avec vue sur les avions. Un vrai paradis !

 



Il était captain sur MD 83 chez les Britons, puis sur 757, et a pris sa retraite il y a quelques années pour lancer cette école au soleil.

Si vous allez sur leur Website, vous comprendrez qu’ils ont du goût, du bon sens et l’amour de l’air et du pilotage, le vrai pilotage, pas l’accumulation de lignes droites au pilote automatique les yeux rivés sur des pendules.

 

Citabria Décathlon, Tiger Moth, Druine Turbulent, Minicab (qui d’entre vous connaît le nom du constructeur du minicab ?) Martyn est amoureux des Jodel, avait un Ambassadeur quand il volait en France, mais était surtout amoureux d’un Mousquetaire, le BD basé à Pontoise sur lequel j’ai volé il ya quelques années. Etonnant raccourci des choses de l’air. (Il adore la Dordogne et s’est souvent posé à Ribérac)

 




Et enfin un WACO, reconstruit à neuf il y a une dizaine d’années, acheté à un captain  MD 83 américain. (Ces gens-là ont du goût, c’est sûr !)

 


Ils font des scenics flights pour les touristes, le WACO se prête à merveille à cet exercice.

 




Christine et moi nous installons en place avant, côte à côte pour la première fois dans un biplan. Le WACO est un gros triplace, dont Martyn a ôté le manche en place avant.

Je suis bien un peu frustré de ne pas piloter ce bijou, mais bon, côte à côte avec ma belle dans un si bel avion est une super compensation, non ?

 


Ca démarre sans sourciller et les 300 Cv ronronnent doucement. Que vous dire du vol, si ce n’est que l’on sent un vrai pilote derrière, même dans le wing over (sorte de virage sur l’aile presque à la verticale, pour les non initiés) qu’il nous a offert




je n’ai jamais senti une fesse plus lourde que l’autre, la bille est donc restée scotchée au milieu ...



Un kiss de rigueur sur l’herbe brûlée et c’est déjà fini, mais quelle jolie façon de transformer de l’essence en bruit, chaleur et vibrations !

 



Regardez leur site, regardez les photos et faites comme nous : rêvez et laissez vous bercer par le concert des filets d’air.
  




  





















 



 






















 
 



Cheers!
Chris & Jan




 
Par chris&jan
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Jeudi 10 avril 2008
G'day everybody,

Merci pour tous les gentils commentaires envoyés... Nous sommes heureux de partager avec vous tous ces fantstiques moments!


Nous adorons parcourir cet immense pays qui réserve de bien beaux paysages et surprises vus du ciel
 


  

 

En Australie, il est un endroit que nous ne pouvions pas éviter, dont chacun a certainement vu au moins une fois la photo, le cœur du pays, son centre physique et aussi l’un des endroits sacrés des aborigènes : Ayers Rock, appelé ULURU par les abos.

 


Disons le tout net, et j’espère que les photos vous en feront mieux la démonstration que des mots : c’est splendide et c’est émouvant. C’est grand, c’est imposant, c’est massif ! Mais c’est subtil, fin, et pour tout dire fragile et délicat.



C’est tout et son contraire.

Laissons de coté l’aspect commercial du lieu, qui pourrait être comme Rocamadour ou le Mt St Michel, avec ses cohortes de cars et de touristes (dont nous, car comment faire autrement ?)

Certes ce rocher rouge immense n’est qu’une résurgence d’un pli géosynclinal érodé depuis des millions d’années, mais les abos lui ont donné une valeur et lui ont attribué une « spiritualité » qui mérite le respect.

 


Le Thoronet incite à la contemplation ? Uluru également.
C’est tout à la fois un sanctuaire, un lieu de communion avec la nature, un rocher école, puisque tout autour sont des endroits où les anciens  apprennent la vie aux petits nouveaux, où les jeunes hommes viennent se parler des choses de la vie ( euh, les dames, entre autres choses) où les mamans enseignent la cuisine aux filles, où les femmes apprennent aux filles les trucs et combines à propos des hommes (étonnant, non ?). Et d’autres lieux encore. Dont certains sont secrets et la communauté aborigène en  a interdit la visite, aussi nous les évitons consciencieusement. Il y a des inscriptions, certaines ont 100 ans d’autres 1000 ans, d’autres encore plus, c’est un endroit vivant.



Grimper dessus pourrait être tentant, mais que penser de gens qui escaladeraient Notre Dame ? C’est pareil ! alors les abos sont réticents à ce que les gens escaladent. Par ailleurs le principe de précaution fonctionne à fond, car il est vrai que c’est glissant et que  par vent fort, c’est casse gueule. Et la température est souvent élevée et il y a beaucoup de gens qui ont pété une durit en jouant les  cacous grimpeurs.

 

 



















 

Ce rocher est également un gigantesque catalyseur d’eau de pluie, aussi les mares qui s’installent au pied sont elles de jolis endroits frais et accueillants…pour les bêtes qui viennent la nuit, dingos, kangourous, oiseaux, etc.

 



























Le tour se fait à pied, en compagnie de jeunes guides qui racontent bien, des volunteers (asiatiques) entretiennent les plantes et les abords car tout est « écologiquement » protégé.

Immense et imposant, mais fragile et victime de l’érosion et du tourisme, le rocher est protégé jusqu’à la caricature, mais le plus surprenant et ça nous a mis mal à l’aise, du moins vraiment surpris,  c’est qu’il n’y a aucun aborigène visible, nulle part. Ni dans les « resorts » où nous dormons, pas vraiment représentatifs de ce que pourrait être une architecture du bush, ni autour dans les alentours immédiat du rocher.

 

L’Australie est vraiment un drôle de pays et les efforts du nouveau gouvernement à l’égard des abos sont visibles ( il y a eu un Sorry Day émouvant) mais le fossé est tellement grand entre ces deux communautés … Il est assez d'ailleurs difficile d'aborder le sujet avec les Australiens qui éludent rapidement la question généralement.

 Anyway (comme il se dit souvent ici), Uluru est au-dessus de cela ...

Nous vous laissons sur ces magnifiques couchers de soleil et vous retrouverons très bientôt pour d'autres balades australes :-)



Cheers,
Chris et Jan


Par chris&jan
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Mercredi 2 avril 2008

 Nous ne vous avons pas oubliés !  Nous nous sommes laissés envoûter par l'Australie...

A la demande de beaucoup de nos impatients et assidus lecteurs, nous voilà de retour sur le « bloody » blog, après bien des promenades et des paysages à raconter et à montrer.


Plusieurs weekends à Adélaïde nous ont  permis de nous promener dans les Flinders ranges, les portes du désert, à 500 km au nord et de passer des moments inoubliables dans des paysages rouges et secs, arides et chauds comme nous les aimons de plus en plus.


 



































 

 

 





Au sud, une grande promenade dans la fameuse Kangaroo Island fut l'occasion  d'observer des Koalas, quelques Kangourous et ... d'approcher des phoques!




Quelques temps auparavant, la toute petite Granite Island avait déjà  réservé la surprenante rencontre avec des "little blue" , d'adorables petits pingouins lors d'une balade nocturne (d'où la lumière rouge pour les prendre en photos pour ne pas trop les éblouir)


 


Je mets au défi le plus endurci, le plus insensible d’entre nous tous, de ne pas craquer littéralement à la vue de tous ces bestiaux adorables. Jan

 

Lever de lune vu de Granite Island

Remarkable Rocks, Kangaroo Island



A l'ouest, les plages sont splendides et les falaises de Maslin Beach  s'embrasent au couchant

 

 


A l'est, les vignobles s'étendent à perte de vue jusqu'à l'autre côté de la péninsule


No comment ...!

 Ajoutez  un aéroclub et des petits avions de rêve, du soleil, une maison (de la compagnie de Jan) non loin de l'océan, un marché où les 5 continents se mélangent joyeusement et délicieusement à quelques pas de restaurants tout aussi colorés et vous comprenez aisément pourquoi nous aimons tant être là-bas !

A très bientôt pour découvrir un vol dans un très beau biplan, Uluru - le coeur rouge de l'Australie- et bien d'autres surprises encore...

Cheers!
Chris & Jan

 

 


Par chris&jan
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Samedi 16 février 2008
G'day everybody!
Prêts à découvrir un aperçu de l'ouest australien?

Sur les deux ATR de la compagnie, un seul est en service en ce moment. Nous sommes 4 captains pour un seul avion. Ca laisse du temps libre pour aller en balade.

 Reprenez votre carte, dépliez là vers l’ouest. Le Western Australia fait plus de 4 fois la France en surface, est habité par 2,5 millions de personnes. 2 millions vivent dans les villes (Perth, Broome, et toutes les villes du sud). C’est vous dire si la campagne est vide. Et je ne vous parle pas du désert qui couvre les ¾ de l’état.

 Nous débarquons à Perth en milieu d’après midi - après 5h1/2 de vole depuis Brisbane ! - et louons la voiture qui va bien. (Les dames de chez Budget sont aimables comme des portes de prison, de quoi regretter la dame très rigolote de Longreach...)

 Cap sur une petite plage de North Beach, à 10 km de Perth, perception de la chambre du motel et cap sur le plouf dans l’océan indien ! C’est vert, transparent, tiède ! Reposant. Un dauphin passe au large, à une centaine de mètres. Quel délassement ! Il fait beau, le soleil descend doucement, nous vaquons mollement à un repas, glandouille agréable. La nuit finit par tomber, 2h plus tard qu'à Brisbane, nous apprécions la différence...
 

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 La pluie intense, diluvienne nous réveille au matin. 16 ans qu’ils n’avaient pas vu ça ici. Au Queensland, ça fait 4 mois qu’il pleut et les inondations dramatiques sont omniprésentes. La pluie nous suit partout, nous pourrions être embauchés par les présidents des pays de sécheresse, avec nous c’est jouer gagnant.
 
Cap vers l’Est, nous allons vers Wave Rock, il faut bien se donner un but, le vrai étant de parcourir le pays et d’en découvrir les paysages. Et nous ne sommes pas déçus. Cette partie du sud du Western Australia est splendide.

 Grandes plaines à blé, tout en collines immenses, jaunes, avec des eucalyptus au milieu, 

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c’est d’une beauté calme et apaisante. 

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On sent bien que tout est propre et léché, les petites villes traversées ont ce calme Victorien qui fait les empires. York, Beverley et d’autres encore. 


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On ne croise pas grand monde sur ces routes toutes plus lisses les unes que les autres, où il est aisé de garder la vitesse sans faire d’effort.

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 Le crachin nous rattrape à Hyden, où le Wave Rock nous attend. C’est un immense rock de granit, qui a bénéficié d’une érosion particulière 

wave-rocks.JPG

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et rend si troublant ce site où chacun imite le surf si populaire en Australie. 











Faire le tour du rock, éviter un python dodu sur lequel Christine a presque failli marcher! Nous l'avons regardé passer lentement, visiblement ralenti par la digestion,
wave-rocks-snake.JPG et vu disparaitre silencieusement ...
wa-snake-leaving.JPG



 Laisser l'imagination rêver sur les rochers ...

wave-rocks-imagination.jpg


et finir la soirée au motel, très animé et pour cause il est le seul du coin.

 Le lendemain, la pluie diluvienne s’est arrêtée et nous mettons le cap sur le sud pour aller tremper nos ripatons dans l’océan Indien du sud (d’aucuns seraient tentés de l’appeler Océan Austral). 

Des lacs séchés, 

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wa-salted-lake-pink.JPG








des collines jaunes à perte de vue, sous le soleil,
wa-colors-copie-1.JPG

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et nous voilà à Albany, 
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wa-great-southern-albany-coast.JPG


où nous rigolons bien du spectacle des pélicans qui sans vergogne, draguent les pêcheurs pour avoir du rab de poisson.


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wa-great-southern-albany-pelican-and-fishing-rod.JPG













Des éoliennes imposantes nous saluent puis coucher de soleil majestueux, 
wa-great-southern-albany-wind-farm-detail.JPG



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petit restau très couru apparement puis dodo les yeux !


 Troisième jour cap sur Perth à travers les forêts immenses, avec des red timbles (ou eucalyptus jackonii) qui ont 450 ans, des diamètres à la base de plus de 10mètres,  une balade dans les sommets,


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des criques sur l’océan d’un calme attirant...

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Ici, pas de requins ni de vagues, les «Elephant Rocks » gardent le site avec leur taille imposante.



Quelques 300 km plus loin  nous arrivons sur un coin de côte, à Busselton précisément, qui nous a attiré par la beauté des photos, 

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mais hélas le ciel est couvert, et c’est noir de monde à cause d’une compétition de beach Volley. Quelques kilomètres plus loin, une plage immense, totalement vide me fait envie, et plouf dernier plongeon dans l’océan tiède, vert et bleu.

Et nous remontons vers Perth où la nuit nous voit arriver par la célèbre Fremantle...


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Quelques difficultés à trouver un restau ouvert après 21h30heures dans Perth ..."It's very late" !!  Il nous faudra presque supplier un restaurant suédois, le seul nous ayant au moins permis d'entrer dans leur établissement, d'accepter de nous servir un plat de lasagnes (délicieux et typiquement suédois mais il ne leur reste que ça à cette heure-là) réglé d'avance -pour fermer la caisse-  au milieu du personnel qui rangeait la salle avec, en musique de fond, des Chinois qui terminaient leur karaoké... Inoubliable!

 Le lendemain, dernier jour, solution de facilité très agréable, nous passons plus de deux heures à nous faire balader en petit tramway touristique sous un cagnard revenu (38°), à travers cette ville qui s’étend en largeur autour de la Swann River sur laquelle nous naviguerons aussi un peu.


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Contrairement à ce que disent les guides, la ville est très animée, tous les magasins sont ouverts alors que nous sommes dimanche et nous passerons le reste de la jurnée à flâner dans la ville.


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 Je pense qu’on en a à peu près fait le tour du centre et enfin retour vers l’airport, Christine rentre à Brisbane et moi je file à Adélaïde pour prendre mon service le lendemain.

 A vous les studios, A vous Cognacq-jay!

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Pour le plaisir, un petit bonus photos

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Par chris&jan
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Mardi 5 février 2008

G'day everybody!

So sorry, désolé pour le silence de ces dernières semaines. Un bon lumbago pour l'une (en faisant de la gym, no comment ...) +  vol et panne informatique pour l'autre + des journées bien remplies, voilà qui explique le peu de nouvelles.
Nous avons eu l'immense plaisir de découvrir Sydney et sommes sur le départ pour Perth.  Voici déjà un premier compte-rendu. Promis, vous en saurez et en verrez plus la semaine prochaine! 
Portez-vous bien en attendant, 
Australement Vôtre,
Chris & Jan

Balade à Sydney

Un ami est venu à Sydney pour raisons professionnelles. L’occasion faisant le larron, nous avons sauté sur l’occasion de filer visiter enfin cette ville mythique du bout du monde.

Comme c’était le week-end de l’Australia Day (le 14 juillet local) la ville était pleine d’un monde joyeux et animé.

 S’embrasser devant ce fameux Opéra en éclatant de rire «Ca y est, nous y sommes » a été un grand moment, déguster quelques plats sur le port (mais il y a des ports partout dans cet archipel citadin) un régal.
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Sydney est un peu plus « Victorien » que Brisbane si provinciale à coté, ses parcs immenses, son métro monorail suspendu en fait une ville beaucoup plus animée.

 Comme notre ami Jacques est lui aussi un fou furieux de l’aviation, il n’a pas été trop difficile de se décider pour une fantastique promenade en hydravion au départ de Rose Bay!! 
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 Survoler les différentes baies, les falaises, les plages, et terminer en apothéose par un large virage à 1000 pieds juste au dessus de l’Opéra et du Sydney bridge : que du bonheur. 
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J’ai beau avoir un peu volé dans ma vie, et pas vraiment qu’en ligne droite au pilote automatique, là j’ai été scotché ! Je n’ai pas ouvert la bouche, sauf pour sourire, pendant tout le vol ! C’est tout dire, pour un bavard comme moi !
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Nous avons visité les différents musées (pas de Bessie Davidson à l’Art Gallery du New South Wales) et j’ai kidnappé Jacques pour un saut à Bankstown, voir le (plutôt médiocre) musée d’aviation local. Ca  fait drôle de voir Bankstown de jour, moi qui m’y pose presque toutes les nuits, sans jamais rien en voir !

 Feu d’artifice en soirée et nuit dans un hôtel drôlement bien placé avec vue sur la baie et l’Opéra.
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Retour à Brisbane sous l’habituelle pluie battante. Les inondations vont bon train, tout est bien abimé partout, mais la sécheresse reste d’actualité et les restrictions qui vont avec. !!!
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A très bientôt pour plus de photos et vous raconter Perth!

Par chris&jan
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Mercredi 9 janvier 2008
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Oui, bonne et heureuse année à chacun d'entre vous où que vous soyez dans le monde! 
Que 2008 vous réussisse et voit vos souhaits se réaliser ...

 

Nous espérons que vous avez passé de bonnes fêtes. Noël fut très joyeux en compagnie de Peter et Vonnie et leurs amis australiens. Le 1er de l'An, quant à lui, fut surprenant, rigolo, chaud et très Outback comme vous pouvez le lire dans le récit de Jan. Bonne lecture et à bientôt,
Cheers,
Chris

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Ce n’est pas si loin, Longreach !

C’est là que nous avons décidé de passer d’une année à l’autre. Attrait de l’outback, désir de rouge, changement et surprises, tout un programme.

 Reprenez votre carte et regardez à 1100 km au nord-ouest de Brisbane. C’est encore plus loin que Charleville, mais pour nous les aviateurs, c’est une ville mythique : c’est là qu’est née la QANTAS.
 Au programme donc : visite du musée QANTAS, visite du Stockman Hall of Fame ( le musée des cow-boys pour faire vite), balade sur la Rivière au soleil couchant, réveillon australien.
Super chouette comme programme.  
Un coup de Dash 8-400 (pour les initiés, c’est celui qui se casse la gueule à chaque atterrissage chez SAS, pouf-pouf) et en deux heures et quelques nous voilà à pied d’œuvre.

 La dame de chez Budget arrive pour nous donner les clés de la voiture : imaginez 150 kg de saindoux, recouverts de couperose, le tout uniquement dans le sens de la largeur ! Aussi gentille et lente que parfaitement incompétente, un vrai régal. Heureusement qu’il  n’y a personne derrière nous et que nous n’avons rien de spécial à faire si ce n’est nous changer les idées.

 Direction l’hôtel pour poser les sacs et nous voilà sur la route direction nulle part, juste pour humer l’air du temps. 30 km en ligne droite plus tard, après avoir admiré les panneaux de signalisation percés à coup de très gros calibre(ils doivent quand même s’ennuyer grave par ici pour défourailler autant , d’autant que vu les impacts, c’est de l’automatique…)

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La nuit tombe vite, on se remet en route vers un restau, vague gargotte à Barbies…dans la rue jouxtant celle de notre hôtel. Barbies ? les barbecues, qui sont ici une authentique religion. Evidemment pas au feu de bois, ni au charbon de bois, mais au gaz (ça retire beaucoup au charme de la viande cuite au feu…)

C’est en général pas très mangeable, cuit comme les godasses de Charlot dans la ruée vers l’or, mais les gens sont gentils, souriants, obèses ! L’obésité, on en parle beaucoup à la TV, mais les doses de tout ce qui se mange sont toujours pantagruéliques, tout est hyper sucré, le soda coule à flot… Tout cela n’est pas très cohérent !

 L’araignée que j’écrase dans la chambre n’est pas plus grosse que ma main, mais comme dans les expos et les musées on nous explique que certaines sont mortelles en moins de 30 secondes, d’autres en une heure, je ne lui laisse pas sa chance. D’ailleurs même si je savais les reconnaître, je lui aurais quand même demandé de déguerpir, car même inoffensives, elles sont très impressionnantes.

 31 décembre, réveil juste après 8 heures. Dommage, ici, le breakfast s’arrête à 8 heures. Normal, c’est les vacances d’été, c’est la période de Noël, c’est là que les gens prennent leurs vacances, donc tout est fermé !

 Allez, direction le musée de QANTAS. C’est là qu’en 1920 tout a commencé…avec quelques vagues biplans à peine plus gros que notre Bücker. Et ça ne s’est jamais arrêté. Le succès rapide et subventionné ensuite. Queensland And Northern Territory Aerial Services. Le musée est l’exemple de ce qu’il faut faire, c’est une réussite. Vaste, dégagé, attractif, simple, didactique, avec deux points forts : un vrai Boeing 747, et un vrai Boeing 707 côtoient un vrai DC3. La visite des deux Boeings est l’attraction et l’on vient de loin pour ça. Ils sont arrivés tous les deux en vol et il n’est pas exclu que le 707 (mon chouchou) reparte en tournée en Australie, au gré des Airshows.

Mus--e-Qantas.jpg

 L’après midi, nous allons en face de l’autre coté de la route au musée des «cow-boys », l'Australian Stockman's Hall of Fame. 
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C’est aussi un musée très bien fait, où l’on peut voir la vie ô combien rude et dure des débuts des blancs en Australie, la vie des gars de la laine, l’éloignement, la sécheresse.
Comme dans bien d’autres musées et expositions, les aborigènes n’existent pas ou si peu… Curieux pays qui se méconnait, se repent, mais ne change pas sur le fond, semble coupé  en deux .

N’empêche qu’il est vachement chouette le chapeau que je colle sur ma tête. Un vrai de vrai, et pour une fois j’ai pas trop l’air toc avec mon bibi sur le crâne.
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Bon, c’est pas le tout, c’est 31 décembre et nous avons prévu une « croisière » sur la Thomson River. Ramassage à l’hôtel à 17h30. On est prié d’apporter sa boisson, le repas est prévu à bord, mais l’exploitant n’a pas notre licence IV et ne peut servir d’alcool. Nous partons donc en Autocar, avec les commentaires amusants et très accentués du chauffeur guide, exploitant du bateau etc.

Il a tellement plu au pays de la sécheresse, que la Thomson river est grosse, boueuse, et parfaitement navigable.

Le bateau est une barge à moteur, avec un étage-terrasse sur lequel nous nous installons. Et le voyage commence. Pendant deux heures nous allons avancer mollement au milieu d’une sorte de bras de rivière couleur chocolat, il paraît même que nous allons voir une tortue. Si, si ! c’est notre hôte qui le dit. Les filles du patron et quelques acolytes nous servent des amuse-gueules sur un grand plateau. Ma foi, c’est plutôt bon enfant et très agréable de se laisser bercer en regardant avec des grands Oh et des grands Ah, les quelques oiseaux qui ont leur nid sur la rive ou sur les arbres. Le soleil descend mollement, lui aussi, pendant que le champagne Australien nous est servi( il y a une exception pour ce soir, et en plus comme tout le monde, nous avons notre bouteille à nous, non mais !). Nous y allons mollo sur les zakouskis, parce que sur le prospectus, il y avait  écrit « Dinner ». Donc nous gardons de la place.

Il faut bien dire que le paysage est marquant, le ciel est rouge, notre visage aussi au bout de 3 coupes, et chacun retient son souffle quand le soleil fond à l’horizon, tandis que tout le monde s’esbaudit sur la tortue de service qui a bien voulu venir manger les quelques miettes de pain que d’aucuns lui jettent. C’est beau comme du Becker, les enfants du Marais ne sont pas loin !
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Retour à l’embarcadère, un feu brille sur la rive, Christine ose croire que c’est le barbecue qu’on nous prépare ! Cette croyance naïve est de courte durée, nous embarquons à nouveau dans le bus et à 19h30 on nous jette à notre hôtel. Un peu dépités et affamés nous allons pédestrement vers la rue principale (Eagle street, si, si !). C’est les vacances, c’est la Saint Sylvestre, la fête doit battre son plein.

 Las, il faut bien avouer que les 4 lampadaires de la rue éclairent parfaitement les rideaux baissés des restaurants et autres lieux de vie. Certes, le chinois est ouvert ( le chinois est tout vert mais où y  en a-t-il de fermé à travers la planète ?).Mais bon un réveillon aux nem’s congelés, j’avais vu ça autrement. Ah, si un bar est ouvert. C’est crade à souhait, la musique n’est pas avare de décibels, il y a là les traine savates habituels. Allez, une bière pour faire passer un paquet de chip’s et puis une autre pour voir si la première est bien arrivée en bas.

 Retour à l’hôtel pour regarder quelque ânerie à la télé (c’est pas dur, c’est entre les pub’s, elles mêmes criardes et kitchissimes à souhait)

Mais on ne désarme pas une nuiteuse comme Christine comme ça. Vers 23h45 retour dans la rue toujours aussi vide, nos pas nous emmènent vers « le » bar de Longreach (il y a pourtant plus de 20 hôtels et restaurants dans cette ville). Il y a un peu plus foule maintenant, les baleines de 130 kg, en jupe façon serpillère, arborent des tatouages remarquables et remarqués( ici, on marque tout le bétail, c’est la meilleure façon de ne pas le perdre) et des piercing impressionnants. D’ailleurs ici, tout le monde est percé de partout, c’est parfois un peu rebutant quand ça commence à puruler, mais bon !

Vers minuit, nous nous offrons notre enième bière !  quelqu’un hurle Five-four-three-two-one et deux trois personnes s’embrassent, youpi, on rigole.

 Finalement, plutôt amusés par la tournure des évènements, nous prenons la voiture et après 10 km, nous sommes sous une voute étoilée de toute beauté, loin de toute lumière le ciel est majestueux et nous nous en régalons.

 Le lendemain s’écoule paisiblement au cours d’une jolie balade vers les kangourous et autres animaux du cru.
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 Retour paisible vers Brisbane, avant une pluie battante et des nuages très bas.
australie-vue-du-ciel.JPG

  Que 2008 vous trouve tous dans le même état d’esprit joyeux et amusé qui a été le notre pendant ces deux jours. Que 2008 vous apporte le plein de découverte, de plaisir, d’amour, de rigolades. Avec une santé de fer et de la réussite dans ce que vous entreprendrez.

Et pour mes amis  aviateurs : volez beaucoup, volez sans entraves ! Sous les pavés ? la piste de décollage qui vous emmènera au bonheur.

Jan

 

Par chris&jan
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