Bonjour à tous,
vous pouvez regarder l'album photo dans le bandeau ci-contre (à droite de l'écran). Il se peut qu'il mette un peu de temps à charger l'ensemble .. patience, patience!
Cheers!
L’outback, enfin !
Depuis le temps que j’en rêve (disons 45 ans), depuis le temps que nous en parlons avec Christine, il était temps de passer à l’acte.
Nous avons choisi un week-end où je n’étais pas trop raplaplat, avec du temps devant nous et l’esprit libre.
Qu’on ne parle pas de compagnie, d’examens (j’ai encore loupé mon Airlaw à 70%, j’en ai ras la cravate…)
La responsable voyage a dégrossi l’intendance sur une région que nous avons choisie avec soin.
Il s’agit d’aller voir l’intérieur, les pistes rouges, les kangourous, les espaces immenses et respirer.
Nous n’avons pas été déçus.
Vendredi matin, direction l’aéroport en taxi, petit sac à dos, et roule ma poule !
Nous attrapons le Dash-8 de Qantas destination Charleville. Vous avez une carte ? C’est à 700 km en ligne droite à l’ouest de Brisbane.
La météo est lumineuse au dessus des nuages, qui s’espacent peu à peu. Le sol devient de plus en plus vert, jaune, sec, de moins en moins habité. De la forêt sèche, du maquis d’eucalyptus, bref
c’est le bush.
Descente au bout de 1h50, et là je reconnais par le hublot ce paysage que j’attendais et que je n’avais jamais vu. Le pilote (mâtin, quel homme) balance son avion dans un dernier virage près de
la piste et nous voilà au sol, sur un petit aéroport de province, avec petite cabane toute simple, deux ou trois employés qui font tout, pas de contrôle aérien. C’est familial, la dame qui nous
attend avec la voiture de loc. est juste là, avec ses dossiers sous le bras, et cette infinie gentillesse qui facilite tant les choses.
Nous la suivons en roulant doucement. Elle nous guide vers le « centre ville ». Nous stoppons devant notre hôtel et là, nous savons déjà que ce week end va être
d’anthologie.
Imaginez les hôtels dans les westerns de notre enfance, avec le balcon ouvragé, la porte à battant façon saloon. Ca sent son époque. Et d’ailleurs, c’est d’époque puisque rien n’a
changé depuis 1920 date de la construction de l’hôtel par un grec qui petit à petit est devenu « le » boss de la région.
Le hall de l’hôtel, est comme dans les images : il y a le grand escalier en bois, et des photos encadrées partout, retraçant l’épopée de l’hôtel, donc de la ville, donc de la
famille. Vous pouvez remettre ça dans un autre ordre, c’est du pareil au même.
Non seulement rien n’a changé, mais en plus ils en ont fait une sorte de musée, avec des mannequins un peu partout portant les habits des années pionnières.
Un petit tour en ville dans les magasins, pour constater vite que si nous ça nous amuse, on peut comprendre qu’à présent les jeunes du coin n’aient qu’une envie, c’est de partir
loin. Car en fait à part le croisement principal, où il n’y a pas de duel au pistolet comme dans les susdits westerns, il n’y a rien. Alors la ville s’est dotée d’un centre d’observation
astronomique, d’un musée retraçant la vie dans les maisons « avant ».
Le diner est sympa, mais pas autant que la chambre qui est elle aussi, franchement d’époque (mais laquelle). La nuit est chaude et la guerre contre les moustiques également (ils ont
gagné).
Le lendemain, c’est parti pour 230 km, direction plein ouest, vers Quilpie (vous suivez toujours, sur la carte ?), non sans avoir embarqué quelques bouteilles d’eau et
quelques provisions.
La route est droite, goudronnée, avec de larges dégagements à droite comme à gauche.
Autour ça s’éclaircit petit à petit, ça devient de la savane grise, jaune, terre. C’est vrai que si on a ajoute quelques girafes et des éléphants, ça fait un peu africain.
Sauf qu’en Afrique, il n’y a pas de kangourous. Et nous voyons le premier au bout de deux ou trois kilomètres. Mort. Au bord de la route. Il est le premier des deux cents que nous verrons dans la journée. Tous écrasés par les voitures la nuit, ou par les camions la nuit ou le jour. Ici, beaucoup de véhicules sont équipés de pares-buffles impressionnants, ça évite d’avoir à s’arrêter pour constater les dégâts sur la voiture. Nous comprendrons vite que s’il ’est l’emblème national, le kangourou est aussi l’ennemi. Il est le concurrent des moutons et des vaches sur les pâturages et il n’est vraiment pas bien vu. Les premiers que nous verrons vivants, en fin de journée, ne se laissent pas approcher. Ils sont pourtant, adorables à regarder et marrants comme tout quand ils partent en sautant.
Juste pour voir et pour donner un coup de fil, nous nous arrêtons dans une station service à Cooladi. Vous voyez Bagdad Café ? Même genre. On y trouve évidemment de tout, sous
l’enseigne à méditer : Ancien du Vietnam et foutrement fier de l’être. L’Australie, aimez-la ou quittez-la. N’empêche que pour être rudimentaire, les chiottes sont propres et qu’une fois de
plus je me demande pourquoi c’est toujours aussi ignoble chez nous.
Allez, on roule doucement vers l’ouest après avoir laissé passer un mini road train, et nous nous délectons du paysage âpre mais pas sauvage, puisque des troupeaux de vaches
se baladent ici et là, et que la route est toujours aussi bien renseignée. Il y a entre autres beaucoup d’indications de FLOODING (inondations). Nous suivons pendant presque deux cents km la voie
ferrée qui aboutit à Quilpie. Une seule voie, quelques trains par semaines, pour la laine, les « stocks » (troupeaux) les marchandises. J’insiste, ça fait drôlement western ! on
s’arrête toutes les 5 minutes, on en prend plein les yeux. Quel changement après ces 4 mois dans une ville qui commence un peu à nous peser.
Quilpie est un minuscule patelin avec une rue et quelques magasins, dont un nous attire. Le magasin d’opale, une des spécialités de la région.
On entre dans une petite boutique, le sol est en bois, peint, je vous assure comme un Pollock.
Je dis ça au gars, ça le fait rire, mais il ne conteste pas, bien au contraire. Vous vous voyez au fond du bout du monde à discuter peinture moderne avec un gusse qui vend des
opales ?
J’ignorais tout de ces pierres splendides, que je trouve, comment dire, plus humaines et accessibles que les émeraudes parfaites, les rubis, et autres diamants auxquels je ne
connais rien non plus. Nous reviendrons demain, il faut du temps pour choisir. De toutes façons, il est ouvert 7/7 et 24/24…
Cap sur notre hébergement. Nous avons rendez vous vers 15-16 heures dans une « station » (exploitation agricole, il se trouve que là, c’est de l’élevage
extensif).
La remarquable responsable voyage de l’équipe nous a dégotté un motel de brousse, une chambre d’hôte, on ne sait pas encore très bien. Ils sont fermés à cette époque là de l’année, mais des
gens du bout du monde comme nous, ça ne se refuse pas. Et vous avez déjà vu qui que ce soit refuser quoi que ce soit à Christine?
Nous retournons 30 km en arrière, et suivons les indications du petit plan envoyé par internet. Mais, au Bagdad Café de ce matin, il y avait un prospectus pour cet hébergement, sur
lequel est mentionnée l’existence d’une piste d’atterrissage pour avion léger à l’intérieur de la propriété. Ah, Ah … !
Nous traversons la voie ferrée, une barrière est là, déjà ouverte, le maître des lieux nous attend, immense australien plutôt racé, en short devant son 4/4 qui n’est pas là pour le
décorum comme ceux de nos gorets français qui ne s’en servent que pour escalader les trottoirs devant le drugstore allant chasser la panthère des beaux quartiers.
68 000 hectares, ça fait de la surface. Nous roulons à présent sur de la piste terreuse, parfois argileuse (nous le constaterons le lendemain), avec des gués à traverser
qui aujourd’hui sont presque à sec. L’herbe est rare, les arbres rabougris, quelques moutons, par ci par là. Des vaches, aussi.
Au bout de 6 à 7 km, nous passons devant une double piste d’atterrissage en terre, un hangar au milieu, aux 4 vents, avec un ULM poussiéreux à mauvaise apparence.
Quel décor ! Vous savez quoi ? On est dans l’outback, le vrai !
Quelques bâtiments, le sheering shed, et les maisons d’habitations des ouvriers qui viennent pour la tonte quand c’est la saison.
Nous stoppons devant la maison des WATTS, nos hôtes. Bluffés !
Le gazon est tellement épais qu’on s’y enfonce les chevilles, la tonnelle est charmante comme en Provence, le paon sur l’herbe nous accueille d’une roue parfaite. La maison est fraiche,
merveilleusement décorée de très beaux tableaux, un Davidson y aurait parfaitement sa place.
Tout est parfait, sauf les moustiques qui nous dévorent littéralement, pendant le repas dehors.
On a sorti l’argenterie, les petits plats sont dans les grands, quel accueil !
Duncan et Anna Watts, et leur fille Sally font cela depuis quelques années. Ils reçoivent ainsi une centaine de personne par an. La discussion roule sur tous les sujets. Parfois, nous
hochons la tête poliment, surtout quand rien n’est monté jusqu’au cerveau.
Les Australiens que nous avons rencontré aiment la France et surtout, tenez vous bien, LE TOUR DE France ! Sally vient bientôt en France et a déjà placé les
quelques étapes qui l’intéressent sur son itinéraire (comme par hasard, cette année Figeac et Toulouse sont au programme) L’autre jour, nous étions à une dégustation de vin, très amusante
où nous avons fait connaissance avec des gens qui ont plus de 3000 km dans les cuisses à vélo, dans le sud de la France.
L’autre soir, sur la fréquence de Melbourne contrôle, vers deux plombes du mat’, la contrôleuse me demande d’où est mon curieux accent, Allemand ou Hollandais.
Bon voyage Monsieur a-t-elle conclu quand je lui ai dit que « nobody is perfect, I’m french !)
Ils nous aiment bien, surtout quand on bat les Kiwis au Rugby…
Le lendemain matin, après un vrai petit déjeuner avec tout le décorum, Duncan nous emmène visiter la station. L’orage gronde au loin. Ici, et nos hôtes ne font pas exception, tout
le monde suit l’évolution des nuages et des orages, en direct sur internet.
On se trimballe dans la Toyota, vers les abreuvoirs installés par ci par là, reliés par pipe aux différents puits artésiens et aussi aux retenues d’eau. Elles sont nombreuses et alimentées par
les quelques ruisseaux et les pluies, parfois attendues de longs mois.
Ca gronde de plus en plus et ça se rapproche.
La piste d’atterrissage est en latérite, le hangar héberge un ULM, que le boss utilise pour le mustering, le rassemblement bi annuel des troupeaux, avant la tonte où l’envoi vers
les boucheries. De là haut, il dirige les gars en bas, à moto, pour faire le même boulot que les cow-boys du Texas ou du Montana.
Il avait aussi auparavant un Mooney (pour les non-aviateurs, c’est en gros l’équivalent d’une super belle berline …) mais les temps sont durs et il a dû s’en défaire.
Pendant la visite du « sheering shed », le hangar qui sert à la tonte, qui nous ramène 150 ans en arrière, la pluie arrive, comme tout ici, sans nuance, diluvienne. Une part du domaine
a un sol argileux et ça se voit tout de suite, l’autre part est de latérite.
Ca tombe par millions de m3, et ca va durer toute la journée et le lendemain aussi.
Nous avions vaguement prévu de rentrer à Charleville par une autre route, non goudronnée et nous nous tâtions ! Nous ne nous tâtons plus et après avoir pris congé de nos hôtes
en leur claquant de vraies bises, nous reprenons la route avec un peu d’appréhension. Le sort m’a désigné pour conduire et je suis à peu près aussi à l’aise au volant de ce petit 4/4 qu’une poule
qui aurait trouvé un couteau. Et comme il n’y a pas de manuel à bord, je ne sais même pas comment utiliser le tout.
Et il se trouve que par 3 ou 4 fois, la route sera inondée et quitte à passer pour des « chickens » je peux vous dire que nous n’étions pas fiers. (Tiens, au fait, vous
avez comment ils appellent les mauvais conducteurs ici ? « Volvo drivers »)
Chaque fois que nous traversons 200 ou 300 mètres de route inondée, le silence se fait dans l’habitacle. Pour ceux qui ont fait cela toute leur vie, c’est du pipeau, mais pour moi
qui conduis pour la première fois dans ces conditions, c’est juste assez impressionnant pour que je le raconte sans faire le cacou.
L’orage s’apaise et au loin, le ciel noir est …noir. Pourvu que le Dash-8 de Qantas puisse passer, je vole demain et je voudrais bien ne pas faire défection.
Mais non, tout va bien, tout le monde est à l’heure et nous reprenons notre autobus du ciel, qui s’arrête en cours de route à Roma, pour compléter son chargement du dimanche soir, vers la
capitale de l’état.
Nous en avons plein les yeux, c’est exactement ce que nous étions venus chercher, même si ça épate mon copi qu’on veuille aller dans des endroits pareils. Et pour cause, il est né
à Charleville où son père était boucher.
Voilà qui nous a fait du bien, qui nous a redonné un coup de boost.
Christine est en Papouasie, faire SON voyage. Encore de biens beaux récits et de bien belles photos à vous montrer. A suivre donc !
Jan
Hello every one !
Nous revoici, toujours en forme, comme vous, nous l'espérons.
Tout d'abord, une super news : je pars demain (jeudi 29) en .... Papouasie-Nouvelle Guinée pour une dizaine de jours! C'est une destination qui me tient à coeur depuis très
longtemps et je ne pouvais pas manquer d'y aller faire un tour en étant en Australie. Mais comme je pars dans quelques heures, l'article ci-présent sera court, car il me faut encore
terminer mon sac! Promis, à mon retour, vous aurez droit à de longs récits et plein de photos.
Le Queensland réserve bien des contrastes de l'océan pacifique à l'Outback, sans oublier Brisbane bien sûr. Jan étant très pris par les vols et ces fichus exams australiens (pour la conversion de
sa licence), cela nous limite quelque peu pour en profiter plus (d'où un léger ralentissement dans la publication des articles car nous sommes beaucoup restés à la maison ces dernier temps avec
un peu moins de choses à vous raconter.) Notez bien, nous ne nous plaignons pas de la piscine qui est tout à fait acceptable (il faut bien faire des pauses de temps à autre... :-)
Cela dit, nous nous octroyons de petites escapades quand même!
Toujours grâce à nos amis Peter et Vonnie, nous avons découvert la très charmante petite ville de Noosa, sur la côte, à environ 200 km au nord de Brisbane...
... ses pelicans
ses "house-boats", maisons flottantes sur la rivière ...
... l'océan pacifique set ses vagues !
Et que serait l'océan sans un beau lever de soleil?!
Nous vous emmenons à présent complètement ailleurs, toujours dans le Queensland mais cette fois-ci à 950 km plein ouest de Brisbane, dans l'Outback, le bush, aux portes du désert rouge...
Destination : Charleville et Quilpie
Jan prépare un joli récit de ce week-end ô combien passionnant et dépassant largement nos attentes. Pour vous faire patienter, voici en avant-gout quelques photos ...
Charleville airport
Longue piste rouge à perte de vue
La pluie, tant espérée depuis 10 ans dans certains endroits, fut de la partie aussi!!
L'orage, avant d'éclater, a donné lieu à des contrastes saisissants
La conduite est devenue un peu plus sportive...
Et les paysages méconnaissables en peu de temps...
Photo D.Watts
Voilà pour l'avant-goût, appétissant n'est-ce pas? Et ce n'est pas tout : il reste aussi à vous raconter les lieux incroyables que nous
avons découverts, les rencontres formidables...
D'ici là, portez-vous bien!
Nous pensons très souvent à vous,
Cheers!
Chris, votre reporter de bouts du monde
Assis à la terrasse d'un restaurant (asiatique et très bon), un va et vient incessant de petites hirondelles
(messagères, semble-t-il) a attiré notre attention, ainsi qu'un petit mot flottant dans le vent :
S'il vous plaît, ne détruisez pas ma maison
Au-dessus de cette requête, un nid d'où dépassent à peine de tous petits becs...
...piaillements et becs grands ouverts garantis à l'approche du ravitaillement !
Nous restons un long moment à observer et saisir ces instants privilégiés..
Les mêmes, 15 jours plus tard : impressionnants!
Les dodus ne tiennent quasiment plus dans le nid mais attendent toujours le parent nourricier de bec ferme et sous l'oeil plus qu'attentifs des
uns et des autres
Et dès que cela dure trop longtemps avec l'un ( 2 à 3 secondes à peine), il y a aussitôt réclamation !!
L'heure de l'envol de chacun est très proche, cela se voit bien :
D'ailleurs, 2 jours plus tard, le nid est déserté. Sera-t-il à nouveau occupé? Le petit mot est toujours accroché...
Chris
Hi there!
Comment allez-vous en cet automne plutôt rock'n roll en
France?!
Voici une petite pause dans un jardin extraordinaire pour vous dépayser un petit peu...
Bienvenue au Lone Pine Koala Sanctuary,
un petit paradis où il fait très bon se promener et rencontrer..
ces fameux koalas, attendrissants et craquants à souhait...
Mère et son petit
Certains se reconnaîtront
peut-être au réveil...!
Les koalas ne se nourrissent que de feuilles d'eucalyptus, régime très bas en énergie. En conséquence, ils dorment jusqu'à 18/19h par
jour!
Dodo un peu en vrac ...
Calme et détente...
Ce qui n'empêche toutefois pas les rencontres
Dans ce jardin extraordianire, un autre animal australien, ô combien emblématique lui aussi, nous attend..
Le kangourou, bien sûr!
Quel plaisir ici que de pouvoir être en leur compagnie, là, tout à côté d'eux, si si! La preuve ...
Ca vo, toi? Oui, très bien. On est
bien à l'ombre..
Dans la poche de maman, ya
plein de choses...
Séances gratouillis
C'est émouvant de sentir leur souffle tout chaud
Nous vous laissons sur ces instants secrets et câlins...
Cheers!
Chris & Jan
Ouf, ça fait du bien de revoler enfin !
Je suis reparti en vol pour la semaine avec Andrew qui est tout à la fois copilote, chargé de mission à la compagnie pour tout ce qui ressort des plans de vol, des calculs de fuel, et de bien d’autres choses. Il est courtois au point de comprendre ce que je dis, habile manœuvrier, il a l’esprit aiguisé, et il aime voler.
Fins manœuvriers, ils le sont tous dans ce pays où les vols sont plutôt ardus dès qu’on s’éloigne de la côte vers l’intérieur, où il faut savoir tout faire et où, économie oblige, les vols se font avec un seul pilote à bord, pour tout ce qui n’est pas « grand » transport commercial. Il parle un anglais que je comprends, car il a bien compris les rouages du travail en équipage. D’autres sont des « ours » habitués à travailler seuls et à marmonner dans leur barbe.
Nous quittons Brisbane au milieu des orages, mais ils n’ont pas cet air effrayant que certains ont en Europe ! Ou alors c’est parce que je me suis habitué depuis le temps, en particulier l’année dernière en Espagne vers les Baléares où c’était carrément dantesque certaines nuits.
Le travail en équipage est un vrai bonheur quand on peut échanger ses points de vue et ses expériences. Nous voilà installés à 18 000 pieds, face au sud, au dessus de la couche de nuages. Je cherche la « croix du sud » et ne la trouve pas, il y a deux autres constellations juste dans le coin qui lui ressemblent. Mais je ne désespère pas. Il y a de longues nuits à venir où je n’aurai que ça à faire. La « croix du sud » mythique de tous les apprentis aviateurs, la « croix du sud » des grandes années, de Mermoz, de St Ex et des autres.. Que ceux que ça n’a jamais fait rêver lèvent la main…
Sydney arrive à ma droite, tout se passe comme dans le livre, ça brille de partout, c’est très beau. L’escale se passe vite, et nous voilà en vol vers Melbourne où nous arrivons en retard à
cause de cet éternel vent de face vers l’ouest. Le pompiste qui fait le plein me demande si je suis allemand et je le fais rire en lui disant que je suis français, « tu sais les gars
qui ont battu les Kiwis au rugby ». Ils sont ravis les Aussies, ça les fait bien rire l’exploit de notre équipe contre leur bête noire.
Puis c’est reparti vers Adélaïde, où nous arrivons vers 6 heures du matin, dans une tiédeur agréable. Je file à l’hôtel et dors très vite, car aujourd’hui, j’ai bien l’intention d’aller au musée
voir ce qu’ils ont comme tableaux de toutes les époques. Mais les initiés savent bien ce que je suis venu chercher là.
La dernière fois, la ville était triste et vide, mais là, je fais 500 m de plus et je me retrouve dans le quartier central où les restaurants pullulent, il y a même un marché couvert où je m’offre une petite discussion avec une baba russe qui vend des zakouskis, du hareng à la crème et d’autres babioles du même tonneau. Je salive, mais comme je vole ce soir, pas question de m’en jeter un avec un verre de vodka ! Dommage…
Sur le boulevard extérieur, après avoir traversé le DBC local (district business center) les musées sont alignés les uns à coté des autres. La galerie d’art, comme ils disent est ouverte, gratuite et je me régale déjà. Ils ont de tout, de toutes les époques. Et salle par salle je me déguste quelques raretés. Un Francis Bacon remarquable ici, un Picasso là, quelques Delacroix, un Marc Chagall typique, de bleu et de jaune vêtu. Et tout à coup, sans que je n’y prenne garde, je me retrouve devant deux Bessie Davidson, l’un représente une petite fille assise dans cet atelier de peinture dont nous nous souvenons, si c’est bien celui de la rue Boissonnade. La petite fille pourrait être Maman, mais non, car le tableau est de 1920 et Maman est de 22. Peut-être tante Odile ? La pièce est lumineuse, et Bessie a représenté aux murs d’autres tableaux, qui eux même contiennent d’autres tableaux, fameuse mise en abyme que j’aime tant sur beaucoup de ses tableaux. Très émouvant. Un autre tableau représente une mère et son enfant, une amie de Bessie à Adélaïde lors de l’un de ses séjours dans son pays. J’ai fait 18 000 km plus des nuits de vol pour enfin voir ces tableaux inconnus de moi. Il y en a d’autres à Canberra, Melbourne et d’après un catalogue, il y en a Brisbane. Je retournerai donc au cultural center de Brisbane, pour vérifier cela.
Je dévalise la boutique du musée de ses cartes postales représentant ces tableaux, le vendeur est tout surpris de cette razzia. Je lui explique que cette peintre était la marraine de ma mère, que j’ai connu Bessie quand j’étais môme, lorsqu’elle vivait à Paris et nous taillons la bavette un petit moment.
Je rentre tout guilleret à l’hôtel et roupille le reste de l’après midi, mes trésors rangés dans mon cartable, au pied du lit.
Le soir, au terrain, un pilote de la compagnie se présente à nous. Après que je me sois présenté à lui : « Ian, from France » réponse « Peter from Poland ». Je
lui réponds en Polonais, salut Piotr, comment vas-tu ? Et on se met à bavarder comme deux larrons en foire, en anglais tout de même, car mon polonais est des plus restreints. Il est arrivé
ici il y a 16 ans et va se marier dans quelques jours avec une fille de …Lodz ! Il vole en monopilote sur l’avion killer, le redoutable Métro III. Les gars ici se font de ces tirées dans le
désert, de nuit, sans assistance ! Chapeau, les gusses.
Le retour vers Sydney se fait les doigts dans le nez, avec 50 kts dans le dos et nous permet d’arriver avant le couvre-feu et ensuite vers Brisbane, avec une bonne pluie à l’arrivée et des nuages
bas. Ma première percée complète au pays des kangourous, ça s’arrose.
J’adore ce métier !
Ian
Je tire sur le manche et les roues quittent le sol de Sydney. Nous décollons face au sud-est pour cause de « curfew » après 23 heures locales. Curfew, c’est le fatidique couvre-feu pour les pistes qui survolent la ville, protection des riverains oblige. Sur cette piste, ce n’est pas un problème, la nuit à Sydney le vent vient de la mer et forcit régulièrement. La piste 16 que nous utilisons est face à la mer et donc tout va bien. Mais quelques heures plus tôt en arrivant, pour protéger le sommeil des mêmes riverains, il a fallu se poser en venant de la mer, avec un vent dans le dos plutôt limite. Et si le vent est supérieur à 15 kts arrière, il faut se dérouter et aller poser nos roues et nos caisses à Bankstown, le terrain d’aviation générale local. Seulement il est minuscule et à cette heure là, il n’y a pas de contrôleur, pas de moyens d’approche, évidemment pas de sécurité incendie en cas de crash ou de difficultés majeures. Il faut allumer la piste soi-même depuis là haut, tout en faisant une approche à vue obligatoire, au milieu de toute la lumière de la banlieue et ce n’est pas du gâteau. Une fois posé, il faut rouler sur des taxiways très étroits absolument pas faits pour un ATR, pourtant petit avion…
Après, c’est la pagaille du chargement et déchargement quasi dans le noir.
L’écologie forcenée c’est bien gentil, mais se casser la margoulette dans le noir un soir de grand vent ne m’attire pas trop. Ca n’empêche pas les gens du cru de rouler en ville avec des V8 rugissants (toujours au nom de l’écologie forcenée.)
Nous virons à gauche au cap 90, et montons mollement. Nous sommes chargés ras la gueule et l’ATR est piètre grimpeur. (Ils n’ont pas nommé Virenque au bureau d’étude, ça se voit !)
-Jetcraft 2, heading left, direct Jacobs Well !
- Roger
Le contrôleur vient de nous donner le cap direct vers la balise d’entrée de Brisbane, à 380 nautiques de là. Au moins, au point de vue navigation, c’est simple.
Alors à notre gauche apparaît Sydney dans toutes ses lumières. Le Sydney Bridge brille et devant lui, je devine l’Opéra.
Si on m’avait dit, quand je galérais pour trouver du boulot, qu’un jour je passerais un test de lâcher en ligne sur un Brisbane-Sydney-Melbourne-Adélaïde et retour le lendemain, j’aurais
crié « au fou ! » Mon testeur est un « contractor » KIWI qui travaille pendant ses jours de repos pour notre compagnie, mon copilote, un pur Aussie à l’accent lisible,
car il fait des efforts. Tous les deux à la fin du vol m’ont présenté leurs condoléances pour les matches de rugby à venir, où la France sera laminée, pensent-ils. (quelques jours plus tard, les
mines se sont allongées et j’ai un peu retenu mon rire)
Hier, l’arrivée à Sydney a été très amusante, vers minuit.
- A huge flight of big mothes is reported in final 34. Le contrôleur nous signale un vol massif de moth, aux alentours de la piste d’atterrissage.
Je me gratte la tête, MOTH, je ne connais pas ça. Je connais le Tiger Moth, splendide biplan des années 30, et d’ailleurs, en rigolant mon copi dit : « pourvu que ce ne soit pas
une escadrille de Tiger Moth ». Bon, il m’explique que ce sont des papillons de nuit.
Et effectivement, pendant la longue approche face à la piste, un puis deux puis une nuée d’énormes papillons blancs, gros comme ma main, s’écrasent sur le pare brise, comme des fantômes de
dessins animés. Je dois bientôt me contorsionner pour y voir clair devant, une pulpe blanche recouvre le pare-brise !
Au parking j’ai trop de boulot pour prendre des photos, ça coûte trop cher en temps et en argent de nettoyer donc on fera les deux autres étapes comme ça (c’est rigolo le
libéralisme à tout crin, y’a pas de règles, c’est génial, les playboys des écoles de commerce ont pris le pouvoir !)
Hier après Sydney, on a posé les roues à Melbourne puis on s’est enquillé la dernière étape avec 105 Kts de face (200 Km/h, pour les non aviateurs) du coup, l’arrivée à Adélaïde s’est faite de jour. Mais j’avais les yeux qui collaient tellement que je n’ai pas vu grand chose de cette immense banlieue triste et étendue, plate et grise dans la lumière blafarde du petit jour.
Le soir, départ à l’heure avec les mêmes 200 km/h, mais dans le dos, et direct vers Sydney (on saute Melbourne au retour) et nous voilà dans un ciel superbe au-dessus de Sydney. Je rêve de voler de jour au-dessus de ce pays, il y a tout à voir et à découvrir et c’est pour ça que je suis là, mais il semble que le contrat de passagers à transporter vers les Mines de l’intérieur soit passé à la trappe. La nuit c’est bien, mais pour voir les paysages, ce n’est pas terrible.
Nous remontons à présent vers Brisbane, une lune rouge spectaculaire (et pourtant j’en ai vues de belles) est en train de monter à notre droite. Comme presque tout le temps, nous shuntons
l’arrivée aux instruments et nous nous glissons entre les zones habitées pour raccourcir au mieux la trajectoire. C’est du pilotage, j’aime ça ! Cette deuxième nuit est plus simple, deux
étapes et dodo vers 3 heures du mat’. Le tarif habituel c’est 4 nuits par semaine, j’espère que je ne serai pas à ramasser à la petite cuiller à ce tarif.
Ironie amère, notre indicatif est Jetcraft 1 ou Jetcraft 2 selon le sens. Et Jetcraft c’est JCC, sur les plans de vol. Les initiales de mon ancien patron me rappellent
forcément à lui. Il vient d’être condamné à 4 ans de prison dont 1 et demi ferme, 300 000 euros d’amende et 3 millions d’euros à verser au liquidateur de l’entreprise. Mais comme il étouffé
environ 25 millions d’euros, avec les remises de peine, la bonne conduite, le fait qu’il ne tuera pas de petites vieilles dans la rue, s’il ne fait pas appel, il est dehors dans quelques mois,
avec le pactole… Dans le milieu des pilotes, sur tous les forums, on lui conseille de ne pas faire appel. Et de finir sa vie heureux sur son tas d’or, en essayant de ne pas trop penser à tous
ceux qui ont tout perdu dans l’aventure. Y compris la vie pour ceux qui se sont suicidés…
Réflexion morose dans le ciel australien ! en ligne droite, la nuit, on a le temps de penser…
Les gagnants sont souvent ceux qui ne respectent pas ce que nos parents nous ont enseigné !
Voilà un commandant de navire, qui a pris la chaloupe la plus solide, a mis le coffiot dedans et a laissé le bateau couler derrière lui. « j’étais en service commandé pour Air France »
a-t-il déclaré à la commission d’enquête parlementeur.
Fermez le ban, et ceux qui ont envie de vomir, s’il vous plait, pas sur mes godasses !
Splendide arrivée à vue sur Brisbane, kiss les roues à l’heure, dodo, coucouche panier les pattes en rond.
Bons vols à tous.
Jan
Bon, c’est vrai, nous n’étions pas venu en Australie que pour nous balader et faire des activités diverses et variées. Mais tant qu’à faire de « glandouiller » en attendant Godot, nous en profitons au maximum.
Le week-end dernier a été consacré à nos amis australiens qui nous ont invités chez eux le samedi après midi. Excellente soirée, repas super (Vonie se donne du mal pour nous accueillir bien, et
les vins Australiens sont de la partie avec leur parfum capiteux et leur goût très charpenté). Et le dimanche matin ? Après avoir dormi chez eux, départ à 7 heures, donc lever à 6h, pour
faire deux heures de voiture en direction de l’ouest. Quelques collines, de la plaine riche, et nous arrivons à Jondaryan, une petite bourgade où se situe le Jondaryan Flying club, situé le
terrain de Mc Caffree. Un club de vol à voile, typiquement britannique, avec son tableau d’honneur, ses affiches en l’honneur de la RAF et donc de la RAAF. Dans le club-house, l’espace réservé à
la cuisine, au pain de mie, à la vegemite et aux colonies de mugs est à l’image du reste. Ici, on sait accueillir, et tout le monde vous demande d’où vous venez et la différence avec bien des
clubs français est flagrante. Il faut dire que même si on fait des efforts pour avoir un joli accent, notre accent français nous trahit et ils adorent cela.
Il fait très beau, le vent est assez virulent, mais ça ne semble pas déranger Peter, vélivole confirmé et instructeur de surcroit. C’est pourquoi il est à même de nous proposer de nous installer
en place avant du planeur…polonais que nous allons utiliser. Un PUCHACZ à tête de hibou !
Double clin d’œil pour moi qui ne suis certes pas grand et encore moins duc mais qui suis du monde des hiboux depuis presque 4 ans…
La préparation est longue et minutieuse et sert surtout à faire patienter. On attend que ça « déclenche », c’est à dire qu’il y ait de la convexion, due à l’échauffement du sol, qui
libérera sa chaleur et ainsi nous permettra de monter en installant le planeur dans les « bulles » d’air chaud. Ceci pour ceux qui nous lisent qui ne sont ni vélivoles ni
aviateurs…
Bref we are waiting for the lift.
Vers midi, Christine est installée dans la bête en place avant et hop, tracté par un Piper Pawnee, le PUCHACZ décolle. Les bulles sont là et je vois ma belle qui tournoie dans le
ciel.
J’en profite pour aller me faire un vrai sandwich avec de la vraie baguette et du vrai Brie de Meaux. La veille nous avons découvert « le » marché de Brisbane, où on ne vend pas que de
la nourriture avariée pour banlieues tristes, et ça fait toute la différence. Peter et Christine redescendent au bout de 30 minutes, malgré des pompes carabinées qui feraient monter une
locomotive. La pauvre tient à la main son petit « sac à Raoul », mais affiche un sourire radieux et ne tarit pas d’adjectifs enthousiastes sur la nouvelle activité qu’elle vient de
découvrir. Sur les photos vous pouvez voir Peter, camouflé derrière un masque, les mains et bras recouverts de pelures destinées à éviter les morsures du soleil, très dangereux ici, surtout pour
sa peau de roux.
Quand mon tour vient, après celui de Tim, le fils de Peter, le roi n’est pas mon cousin. J’ai adoré le planeur à Bourges, à Sisteron, au Pic Saint Loup, et mes dernières balades dans les Alpes(en
ASH 25 et en JANUS) avec Michel, m’ont laissé un souvenir ému. De toute façon, tout ce qui vole me transporte, mais je dois dire que le planeur nécessite une présence de tous les instants
qui me séduit. C’est sûrement la meilleure école de décision qui soit et je m’étonne souvent que ce ne soit pas dans le cursus des pilotes professionnels. Je n’ai pas mis les fesses dans un
planeur depuis 1992 et ma foi, me retrouver en place avant de ce chariot des airs n’est pas pour me déplaire.
Malheureusement, le vent a bien « cassé » les pompes et Peter se démène comme un beau diable pour arriver à nous faire tenir en l’air. Mes sensations reviennent vite, mais c’est
vraiment trop faiblard et nous revenons au sol après 25 minutes. C’est pas grave je suis ravi et le peu que j’ai vu du paysage de là-haut m’a beaucoup plu. Certes la route est longue, mais le
plaisir est là. Nous reviendrons, c’est sûr !
Ils sont chouettes nos amis d’ici. Quand ils viendront en France la prochaine fois, nous leur rendrons la pareille. Ils sont fanas du sud-ouest, de Beynac à St Céré, ils ont déjà bien
visité le Lot et la Dordogne.
Hier, j’ai reçu ma validation de licence et je m’apprêtais donc à partir en vol, mais patatras, le pilote Kiwi qui est instructeur, habilité à me lâcher est à Bangkok, au simulateur ( eh
oui, y’a pas plus près)( mais bon, 10 heures d’avion, c’est quoi ?)
Patience, patience, mon tour viendra.
Dormez bien, le guet veille.
Jan, qui vient de s’acheter une guitare
Hello dear all,
j'espère que vous allez tous du mieux possible. Je suis bien ennuyée de constater que certains des mails envoyés ne vous parviennent pas. Je joins à présent une confirmation de lecture pour
essayer de pallier à cet inconvénient. Quoiqu'il en soit, je pense fort à vous tous :-))
Ces trois dernières semaines ont été bien remplies! Nous avons eu l'immense plaisir d'avoir notre amie Sari (de Finlande, rencontrée à la fac à Toulouse) quelques jours à la maison; de passer de très bons moments en compagnie de Camille, l'une de mes 4 adorables nièces, et de ses amies d'ici (Camille a vécu un an à Brisbane il y a 3 ans de cela environ, et est là pour un mois avant de s'envoler vivre en Nouvelle-Calédonie !); de voir régulièrement Peter et Vonie, le couple australien rencontré lors du voyage pour venir ici. Ils nous font connaître plein d'amis à eux, la vie australienne de l'intérieur, des coins charmants, le tout agrémenté de repas délicieux et ... de vols en planeur!! Je vous en parlerai un peu plus loin. En plus de toutes ces rencontres, nous continuons nos balades-découvertes : Brisbane by night (et ses feux d'artifice le 1er septembre), des petits bouts de la côte pacifique non loin de chez nous, les baleines, les koalas!!! Entre temps, Jan travaille (quand même!) administrativement pour la compagnie -et je l'assiste en tapant à l'ordi pour lui les procédures qu'il met en place- avant de voler à compter du 1er octobre, enfin.
Voilà, en résumé, notre quotidien actuellement. Inutile de vous préciser à quel point tout cela est fantastique; les
photos vous en donneront un bon aperçu. De plus, une piste de travail pour moi est en train d'émerger. Je vais tout faire pour la concrétiser tant elle me plaît, mais ça risque de prendre un peu
de temps avant d'y arriver... Patience, vous serez tenus au courant, promis!
Instant volé à deux jolis loriquets pleins de couleur, en liberté avant l'envol...
Visite inattendue dans le jardin de Peter et Vonie d'un jeune python ...!
Et maintenant, place aux reines des océans!
Ainsi que l'a écrit Jan, quel instant privilégié et émouvant que d'approcher ces splendides baleines. Je ne pensais pas que nous aurions le bonheur d'en
voir jusqu'à 5 à la fois autour du bateau, tout aussi curieuses de nous, appparemment, que nous d'elles!
C'est formidable de les voir ainsi remonter à la surface ...
... puis ne plus voir que leur queue si caractéristique.
Elles n'ont pas jailli ni sauté hors de l'eau à côté de nous mais un peu plus loin.Les voir ainsi faire en toute liberté est un moment particulièrement fort à
vivre.
Je vous laisse continuer à vous délecter (et vous rafraîchir!) avec les autres photos que vous trouverez dans l'album (cf bandeau ci-contre)
Pour la petite histoire, n'ayant pas du tout le pied marin, hélas, j'ai eu un bon mal de mer mais je ne regrette absolument pas cette balade (l'océan était bien agité ce
jour-là, je précise!)
A bientôt pour vous raconter le planeur!
Cheers,
Chris
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