Une journée avec le Grand Duc

Publié le par chris

 

Bon, c’est vrai, nous n’étions pas venu en Australie que pour nous balader et faire des activités  diverses et variées. Mais tant qu’à faire de « glandouiller » en attendant Godot, nous en profitons au maximum.

Le week-end dernier a été consacré à nos amis australiens qui nous ont invités chez eux le samedi après midi. Excellente soirée, repas super (Vonie se donne du mal pour nous accueillir bien, et les vins Australiens sont de la partie avec leur parfum capiteux et leur goût très charpenté). Et le dimanche matin ? Après avoir dormi chez eux, départ à 7 heures, donc lever à 6h, pour faire deux heures de voiture en direction de l’ouest. Quelques collines, de la plaine riche, et nous arrivons à Jondaryan, une petite bourgade où se situe le Jondaryan Flying club, situé le terrain de Mc Caffree. Un club de vol à voile, typiquement britannique, avec son tableau d’honneur, ses affiches en l’honneur de la RAF et donc de la RAAF. Dans le club-house, l’espace réservé à la cuisine, au pain de mie, à la vegemite et aux colonies de mugs est à l’image du reste. Ici, on sait accueillir, et tout le monde vous demande d’où vous venez et la différence avec bien des clubs français est flagrante. Il faut dire que même si on fait des efforts pour avoir un joli accent, notre accent français nous trahit et ils adorent cela.  

Il fait très beau, le vent est assez virulent, mais ça ne semble pas déranger Peter, vélivole confirmé et instructeur de surcroit. C’est pourquoi il est à même de nous proposer de nous installer en place avant du planeur…polonais que nous allons utiliser. Un PUCHACZ à tête de hibou ! 
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Double clin d’œil pour moi qui ne suis certes pas grand et encore moins duc mais qui suis du monde des hiboux depuis presque 4 ans… 

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La préparation est longue et minutieuse et sert surtout à faire patienter. On attend que ça « déclenche », c’est à dire qu’il y ait de la convexion, due à l’échauffement du sol, qui libérera sa chaleur et ainsi nous permettra de monter en installant le planeur dans les « bulles » d’air chaud. Ceci pour ceux qui nous lisent qui ne sont ni vélivoles ni aviateurs… 

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Bref we are waiting for the lift.

 Vers midi, Christine est installée dans la bête en place avant et hop, tracté par un Piper Pawnee,  le PUCHACZ décolle. Les bulles sont là et je vois ma belle qui tournoie dans le ciel.

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J’en profite pour aller me faire un vrai sandwich avec de la vraie baguette et du vrai Brie de Meaux. La veille nous avons découvert « le » marché de Brisbane, où on ne vend pas que de la nourriture avariée pour banlieues tristes, et ça fait toute la différence. Peter et Christine redescendent au bout de 30 minutes, malgré des pompes carabinées qui feraient monter une locomotive. La pauvre tient à la main son petit « sac à Raoul », mais affiche un sourire radieux et ne tarit pas d’adjectifs enthousiastes sur la nouvelle activité qu’elle vient de découvrir. Sur les photos vous pouvez voir Peter, camouflé derrière un masque, les mains et bras recouverts de pelures destinées à éviter les morsures du soleil, très dangereux ici, surtout pour sa peau de roux.
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Quand mon tour vient, après celui de Tim, le fils de Peter, le roi n’est pas mon cousin. J’ai adoré le planeur à Bourges, à Sisteron, au Pic Saint Loup, et mes dernières balades dans les Alpes(en ASH 25 et en JANUS)  avec Michel, m’ont laissé un souvenir ému. De toute façon, tout ce qui vole me transporte, mais je dois dire que le planeur nécessite une présence de tous les instants qui me séduit. C’est sûrement la meilleure école de décision qui soit et je m’étonne souvent que ce ne soit pas dans le cursus des pilotes professionnels. Je n’ai pas mis les fesses dans un planeur depuis 1992 et ma foi, me retrouver en place avant de ce chariot des airs n’est pas pour me déplaire.


Malheureusement, le vent a bien « cassé » les pompes et Peter se démène comme un beau diable pour arriver à nous faire tenir en l’air. Mes sensations reviennent vite, mais c’est vraiment trop faiblard et nous revenons au sol après 25 minutes. C’est pas grave je suis ravi et le peu que j’ai vu du paysage de là-haut m’a beaucoup plu. Certes la route est longue, mais le plaisir est là. Nous reviendrons, c’est sûr !

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 Ils sont chouettes nos amis d’ici. Quand ils viendront en France la prochaine fois, nous leur rendrons la pareille. Ils sont fanas du sud-ouest, de Beynac à St Céré, ils ont déjà bien visité le Lot et la Dordogne.

 Hier, j’ai reçu ma validation de licence et je m’apprêtais donc à partir en vol, mais patatras, le pilote Kiwi qui est instructeur, habilité à me lâcher est à Bangkok, au simulateur ( eh oui, y’a pas plus près)( mais bon, 10 heures d’avion, c’est quoi ?)
Patience, patience, mon tour viendra.

Dormez bien, le guet veille.

 Jan, qui vient de s’acheter une guitare

 

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Commenter cet article

Gordon 01/10/2007 14:32

Gday!! Sympa ces nouvelles en régulier!! Y a du vent là bas aussi ??? Bon faudra y retourner quand il y aura les pompes qu'il faut!! Comme PH, faut que j'aille à Gap répondre à l'invitation de TiTi!!
Bises
G.

Guillaume 30/09/2007 19:40

Alors comme ça Christine s'est fait raouler par une bande de pousses manettes et de leches pompes...

C'est pas honnête ça!

Bises.

jeff clédedouze 28/09/2007 21:27

Bon, ben ce texte à été réédité.
Vous avez rajouté des photos, c'est bien.
Mais les commentaires, eux, y zont été squizés.
Ca ressemble à de la censure çà, non ???

GRRRRRRRRRRRRRR !!!
Biz

Ph MATHIEU 27/09/2007 22:16

Bonjour,

Vos commentaires sont raffraichissants et font plaisir à lire.
Je compatis au sort de Chris pour sa mésaventure raoulesque. Fallait s'y attendre : à voler la tête en bas...

Pierre-Hugues 27/09/2007 21:59

Coucou !

Super week-end pour vous aussi, alors ? Tant mieux !

J'ai fait la connaissance d'un vélivole alpin qui m'emmenera faire un tour pour peu que je me rende à Gap... la tentation est grande !

Bises.

PH